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La cloque du pêcher
La cloque du pêcher est une maladie provoquée par un champignon du nom de “taphrina deformans”. Celui-ci provoque de d’importants dégâts sur les feuilles des arbres à noyaux, tels l’amandier et le brugnonier et spécialement, les pêchers et les nectariniers.
La cloque du pêcher s’attaque aux feuilles et aux jeunes pousses et parfois aux fruits qu’elle altère en surface. Les feuilles s’épaississent, se cloquent, s’enroulent, passent du vert au blanc jaunâtre, rose et au rouge pour finir par se dessécher et tomber.
Le champignon survit d’une année sur l’autre grâce à des organes de propagation qui assurent sa pérennité au niveau des écailles des bourgeons.
L’évolution de la maladie se manifeste par un brunissement des feuilles, qui se flétrissent et tombent de l’arbre à la fin juin, début juillet.
Par la suite, les bourgeons dormants produisent de nouvelles feuilles et des écoulements de gomme peuvent survenir. Les rares fruits survivants risquent de porter des lésions sous forme de cavités. On assiste fréquemment à un dépérissement des rameaux terminaux et à une fragilité accrue de l’arbre. La perte répétée des feuilles peut
amener en quelques années à la mort de l’arbre.
Parmi les causes de la cloque du pêcher, on peut rapprocher un temps froid et humide pendant le développement des feuilles ainsi favorables à la prolifération. La maladie disparaît dès le mois de juin.
Tout d’abord, il faut entretenir régulièrement l’arbre en supprimant les fruits momifiés et en ramassant les feuilles tombées à terre.
Seuls les traitements préventifs sont réellement efficaces. Au début de l’automne au débourrement des bourgeons et à l’automne lorsque les feuilles sont tombées, on traitera l’arbre au cuivre par une pulvérisation de l’ensemble de la ramure avec une “bouillie bordelaise”. Il faut éviter de pulvériser lorsqu’il pleut ou qu’il y a du vent.
Par la suite, en cas d'attaque, on utilisera un produit fongicide portant la mention "emploi autorisé dans les jardins" adapté à la situation.
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La monoliose
Cette pourriture due à un champignon, le monilia, entraîne le dessèchement des fleurs et des jeunes rameaux ainsi que des écoulements de gomme. Les fruits se couvrent de taches grises concentriques.
La moniliose appelée “Monilia Laxa” hiverne dans les chancres. Le mycélium fructifie en janvier sous forme de petits coussinets gris produisant des conidies qui infestent les fleurs des arbres fruitiers au printemps puis
les rameaux. Les fruits peuvent également être contaminés.
La “Monilia fructigena”» ne s’attaque qu’aux fruits, alors que la « Monilia Fructicola » se développe sur les arbres à noyaux et à pépins.
Vers mai-juin, le champignon gagne les rameaux porteurs, l’extrémité des branches se dessèche et les feuilles pendent comme si elles avaient soif. Le champignon peut également progresser vers le bas de la branche en formant des exsudats gommeux et de petits chancres.
Le fruit atteint va se dessécher, se momifier et rester accroché tout l’hiver. Si on enlève le fruit momifié, il reste sur la branche une zone chancreuse plus ou moins importante.
La moniliose peut se manifester à n’importe quel stade du développement du fruit. Le champignon est surtout un parasitaire de blessure et les infections sont beaucoup plus fréquentes quand les fruits sont proches de la maturité et fragiles.
Eliminer par une taille d’hiver les rameaux touchés l’année précédente ainsi que les fruits momifiés pour diminuer le niveau d’inoculation du champignon. Brûler les rameaux.
• Entre la chute des feuilles à l’automne et le départ de la végétation, traitez avec un fongicide à base de cuivre, type “Bouillie bordelaise”.
• Dès le début de la floraison, puis à la chute des pétales, utilisez un fongicide spécifique à cette pathologie portant la mention "emploi autorisé dans les jardins".
• La moniliose étant une maladie transmissible, il faut être attentif lors de la récolte ou du stockage des fruits. Cueillette, manutention et transport doivent être très délicats afin de ne pas heurter et blesser les fruits.
• Ne jamais conservez les parties malades des plantes que vous venez de tailler. Ne les mettez pas dans le compost, elles peuvent contenir des maladies. Brûlez-les ou jetezles à la poubelle.
• Afin d’aider l’arbre à “récupérer”, ajoutez un engrais de fond à dissémination lente, ou un engrais “coup de fouet”, en fonction de la saison.
• Le meilleur moyen d’endiguer la moniliose est d’installer les végétaux dans une terre adaptée, en plein soleil si ces derniers le supportent. La moniliose ne supporte pourtant pas les UV et elle se développe à l’ombre et à l’humidité.
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Le phytophthora, dépérissement des conifères
La pourriture des racines et de la tige peut affecter les conifères mais également d’autres végétaux (rhododendrons, azalées, bruyères…). Ce fléau qui s’est beaucoup développé en pépinières ces vingt dernières années à diverses espèces de conifères d’ornement entraîne des pertes considérables. Parmi les espèces les plus touchées, le thuya.
Il s’agit d’un petit champignon inférieur (oomycète) vivant dans le sol, qui se propage par des zoospores disséminées par les eaux du sol, des rigoles et des ruisseaux. Pour parvenir à l’intérieur d’une plante, il utilise fréquemment une blessure au collet ou des racines superficielles. Grâce à ses spores durables, le champignon est capable de résister même aux périodes de sécheresse. Il existe un danger de transmission s’il est mêlé à de la terre qui adhère aux chaussures, aux outils ou aux véhicules. Dans les pépinières, de jeunes plantes apparemment saines, peuvent être infectées de manière latente et contribuer à transmettre la maladie.
Cette infection met en danger les arbres dont le système racinaire est affaibli par la présence d’eau stagnante mais aussi ceux qui ont perdu de nombreuses racines fines sous l’effet de la sécheresse. L’environnement idéal est une humidité persistante au niveau du sol avec des températures de l’ordre de 15 à 18°C.
Les arrosages trop fréquents favorisent l’évolution de cet indésirable.
On reconnaît une plante atteinte par le phytophthora par des symptômes visibles sur la partie aérienne et souterraine. Une décoloration significative du feuillage qui devient brun, rouge et sec, révèle un aspect typique d’une attaque de la partie supérieure.
Sur la partie souterraine, on constate une réduction importante du système radiculaire, tandis que le collet et les racines sont envahis par une pourriture associée à des plaies chancreuses. Sur les conifères, une coupe à la base de la plante permet d’observer au centre de celle-ci une pourriture d’aspect spongieux et de couleur brun marron. Les plantes meurent les unes après les autres en terrain humide.
Éviter d’introduire dans un peuplement sain de la terre provenant d’un milieu infecté par la maladie. Utiliser uniquement des plantes saines lors de la plantation.
• il ne faut pas blesser le pied des plantes,
• drainer les terrains trop humides,
• éliminer impitoyablement par le feu les plantes qui présentent la maladie,
• ne jamais replanter une variété susceptible d’être touchée par le champignon au même endroit.
On peut faire appel à une entreprise spécialisée et agréée pour faire un traitement de désinfection du sol.
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Le pourridé des racines
Il existe plusieurs pourridiés : pourridié agaric (Armilliarella mellea), pourridié laineux (Rosselinia necatrix, phytien ou phytophthoréen…). C’est malheureusement une maladie importante et courante.
Il se manifeste principalement dans les sols mal drainés ou les loams argileux lors de longues périodes pluvieuses. Une calamité pour beaucoup d’espèces.
Lorsque vous voyez ce champignon au pied d’un arbre, c’est la mort assurée.
Comme la maladie se manifeste à mesure que les plants lèvent, les plantules y sont les plus vulnérables. Par contre, à mesure que le peuplement vieillit, le risque de pourridié diminue quelque peu. Les plantules touchées sont rabougries, poussent lentement à cause d’un système radiculaire réduit et finissent par flétrir.
L’armillaire se conserve à l’intérieur du bois infecté et des racines et de manière saprophytique dans le bois mort, pendant plusieurs années, se nourrissant de la matière en décomposition. Le développement de la maladie survient principalement en conditions humides et sur des sols lourds présentant des débris de végétaux (feuilles mortes, branchages tombés au sol) provenant de l’année précédente.
La contamination des racines des fruitiers s’effectue soit par contact avec les racines voisines d’arbres déjà atteints ou bien par la présence d’un champignon dans le sol. Le champignon pénètre dans la racine, tue l’assise génératrice du bois végétal à savoir le bois. L’infection peut aussi démarrer à partir des spores qui germent dans les blessures de racines ou les tissus morts. Le mycélium du champignon se développe alors sous l’écorce.
Dans le même temps, des rhyzomorphes, qui ne sont rien d’autres que des cordons mycéliens ressemblant à de fines radicelles, peuvent apparaître à l’extérieur des racines et les envelopper.
On assiste à un brusque flétrissement et desséchement de l’arbre, souvent au printemps et sans cause apparente. Le champignon forme des filaments blancs en forme de petites palmes sous l’écorce des racines, puis sa forme en carpophore (champignon “à chapeau”) pousse au pied des souches. Il se dégage une forte odeur de moisi.
Lorsque l’infection est grave, les lésions peuvent devenir noires et la racine pivotante peut pourrir complètement. Comme le plant ne peut absorber d’eau et d’éléments nutritifs, il se flétrit et meurt. Au début, les feuilles inférieures sont jaunes et, à mesure que la maladie progresse, elles peuvent tourner au brun rougeâtre. Les rameaux, puis les branches meurent.
Le pourridié atteint le système racinaire, apparaît alors une pourriture spongieuse des racines.
Très polyphage, le champignon s’attaque à la vigne, aux arbres fruitiers, arbres d’ornement, arbres forestiers… Le champignon se développe par foyers, assez semblables aux foyers phylloxériques.
Les mesures préventives consisteront : à arracher et brûler les arbres atteints, éviter les blessures racinaires, protéger les plaies avec un mastic, ne pas replanter un végétal sain au même endroit qu’un sujet attaqué.
Il n’existe aucun moyen de lutte contre cette maladie.
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La tavelure du pommier et du poirier
La tavelure du pommier est certainement le champignon (Venturia inaequalis pirina) qui
fait le plus peur dans les vergers de pommiers. Elle s’avère moins importante sur le poirier.
Ce champignon qui prolifère par temps humide peut infecter les arbres qui présentent des blessures comme les coups de sécateur, les dégâts du gel sur l’écorce ou les branches.
Comme beaucoup de champignons, il hiverne au sol (grâce aux feuilles et fruits atteints tombés au sol) ou dans les blessures de l’arbre pour réapparaître dès le printemps suivant.
La conservation hivernale du champignon se fait sous forme de mycélium et de périthèces sur les feuilles mortes au sol, dans les chancres et de conidies libres dans les bourgeons.
A la fin de l’hiver, les périthèces arrivés à maturité s’ouvrent et laissent échapper les ascospores.
Après dissémination par le vent et la pluie, ils vont se développer sur les organes verts (stade C3). Ce sont les contaminations primaires. Si celles-ci sont contrôlées (pas de tâches), le risque est terminé. Sinon les tâches vont libérer des conidies, ce sont les contaminations secondaires qui vont se perpétrer pendant tout le cycle végétatif.
Sur feuillage, apparition de tâches à la face supérieure des feuilles sur le pommier et face inférieure sur le poirier. Les nouvelles tâches sont de couleur vert olive, d’aspect huileux. En vieillissant, elles se dessèchent, la couleur vire au brun et elles se craquèlent. Sur le bourgeon, développement à l’intérieur et à l’extérieur des écailles, les symptômes n’apparaissent que sur les feuilles : sépales, ovaires et pédoncules peuvent être atteints.
Sur fruits, des tâches de couleur brune en relief apparaissent. Sur bois, suite à une très forte attaque, des chancres peuvent se développer.
Le traitement préventif consiste, dès la plantation, à sélectionner des variétés résistantes au champignon.
Le traitement biologique consiste à rabattre les parties de l’arbre blessées pour réduire les lieux d’hivernation du champignon.
Ramasser et brûler les feuilles ou fruits tombés au sol.
Le traitement chimique demande, dès l’apparition des premières taches, de pulvériser un fongicide spécifique à ce type de maladie portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".
Le traitement doit être effectué dès l’apparition des premiers symptômes et répété deux à trois fois au moins sur une période de 7 jours d’intervalle au maximum, par temps sec.
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Le bombyx du chêne
Le Bombyx est le plus important ravageur des forêts de chênes. Qu’il soit appelé “Moine”, “Cul-Brun” ou “Laineux”, le Bombyx est un défoliateur très polyphage ; il s’attaque à de nombreuses feuilles particulièrement aux chênes et même à d’autres résineux.
Le mâle est de couleur brun chocolat avec une bande jaune tout au long des deux paires d’ailes. Il a des grosses antennes en forme de plumes, antennes dites “bipectinées”, qui lui servent à capter les phéromones émises par la femelle à plusieurs centaines de mètres.
La femelle, beaucoup plus grande peut atteindre 7 à 8 cm d’envergure contre 6 pour le mâle. Une fois fécondée, elle vole la nuit en déposant ses oeufs au hasard et ne se préoccupant pas de la recherche d’une plante nourricière. Elle fait confiance à la nature, sachant que sa chenille, très polyphage,
rouvera certainement par elle même de quoi se nourrir.
La chenille du Bombyx du chêne peut atteindre près de 10 cm à sa maturité. Elle est d’un beau gris velouté avec les segments soulignés de noir.
L’insecte hiverne sous forme d’oeufs pondus sur le tronc et la face intérieure d’une branche. Ces pontes sont recouvertes d’une sécrétion spongieuse mêlée à de nombreux poils.
L’éclosion, échelonnée sur 8 à 15 jours, se produit en mars-avril. Les jeunes chenilles gagnent les bourgeons en débourrement et les feuilles ; pendant 2 à 3 mois, elles passent par 5 ou 6 stades larvaires successifs et dévorent les feuilles de très nombreux plants forestiers et fruitiers. Comme de nombreuses défoliatrices, elles se laissent prendre à un fil soyeux leur permettant d’être emportées par le vent. La chrysalidation se poursuit sur la plante nourricière ou sur tout autre support.
Les papillons sortent au bout de 2 à 3 semaines, généralement en juillet-août et pondent aussitôt.
Il suffit de conditions climatiques favorables pour que des fortes pullulations apparaissent dévorant des surfaces entières de chêne et autres végétaux.
Contre les chenilles, dès le début de la pullulation, fin avril, il faut pulvériser sur l’ensemble des feuilles des végétaux susceptibles d’être mangés, un produit biologique, à base de “Bacillus thuringiensis”, un produit actif par simple ingestion.
On peut également utiliser un produit insecticide spécifique portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".
Contre les papillons adultes, on peut utiliser des pièges à phéromones sexuelles qui attirent les papillons mâles adultes. Il faut surveiller et renouveler le piège englué tous les jours en période de pullulation.
Contre les oeufs, il suffit de les brosser, ce qui permet de réduire fortement les populations ultérieures.
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Le bupreste
Xylophage, cet insecte en forme d’ogive, peut se vêtir selon les végétaux, d’une robe aux magnifiques couleurs bien cuivrées.
L’adulte, coléoptère de 1 cm de longueur, vert tacheté de bleu, pond dans les anfractuosités des écorces et les larves creusent des galeries dans les branches et les rameaux.
Il n’y a pas un bupreste, mais des buprestes : bupreste du chêne, du pin, du fraisier, mais surtout du thuya et du genévrier.
L’insecte s’attaque principalement aux végétaux affaiblis par de mauvaises conditions de culture ou par une période de sécheresse.
Le bupreste apparaît surtout en période de sécheresse, de canicule, par des excès d’eau, des plantations trop rapprochées.
La larve du bupreste possède un corps aplati, de couleur blanchâtre avec une tête noire. Elle mesure de 5 à 25 mm de long.
Le cycle biologique de cet insecte dure entre 2 et 3 ans. L’adulte pond ses oeufs dans des galeries creusées à l’intérieur des arbres. La larve évolue à son tour en creusant des galeries sinueuses sous l’écorce et dans l’aubier.
Au printemps de la seconde ou la troisième année, elle se nymphose et devient alors un adulte qui sortira de l’arbre courant mai pour aller à son tour pondre dans une galerie creusée sous l’écorce.
La présence du bupreste se traduit par des petits trous ovales de 3 à 5 mm de diamètre sur les branches. Les galeries creusées sous l’écorce perturbent la circulation de la sève. Peu à peu, les rameaux se brunissent et dessèchent. Les branches ou le tronc meurent en quelques mois, voire quelques années, selon l’âge de l’arbre et son état général.
Il faut maintenir les arbres dans des conditions optimales de développement, apporter une taille douce, une bonne fertilisation et irrigation pour chaque essence.
Couper et brûler toutes les branches atteintes. Arracher et détruire les sujets trop attaqués.
- Favoriser la vigueur et la croissance des arbres par l’apport de fumure équilibrée, d’engrais et d’arrosage régulier.
- Ne pas planter de haies trop denses.
La lutte biologique consistera à enduire l’écorce d’argile au printemps pour empêcher la ponte.
Vous pouvez également faire appel à un professionnel des espaces verts car il n'existe pas de produit autorisé pour un usage amateur.
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Le carpocapse des pommes et des poires
Ce ravageur des fruits à pépins ou à noyau est également un grand ravageur qui affectionne les étés chauds et humides, provoquant d’énormes dégâts. De l’ordre des lépidoptères, de la famille des tortricidés, sa larve se développe à l’intérieur des fruits.
De la famille des Bombyx, l’insecte adulte est un petit papillon d’environ 18 mm de longueur dont les ailes antérieures sont grisâtres, avec, aux extrémités, une large tâche brune bordée de lignes dorées. Les ailes postérieures uniformément brunes, ont les bords cillés. La tête porte deux antennes filiformes étalées. La larve est une chenille de 1,8 mm de longueur. La larve entre dans le fruit par l’oeil, mais pas toujours. La première génération n’est pas la plus dangereuse. La deuxième apparaît en août. Les femelles pondent sur les fruits sains et la chenille pénètre par un point quelconque.
Elles affectionnent particulièrement les pépins. Le trou de sortie de la larve se remarque par l’accumulation de déjections. Lorsqu’elle est prête, elle quitte son hôte, soit, elle rejoint le sol avec lui et se cache dans quelque trou, soit elle reste sur l’arbre et se réfugie dans une anfractuosité de l’écorce et dans les deux cas, elle se nymphose dans un cocon blanchâtre pour attendre le printemps suivant.
Le carpocapse (Laspeyresia pomonedlla) est un papillon dont la larve se nourrit de la chair des fruits. Les dégâts sont importants et rendent les fruits impropres à la vente. En cas d’attaques importantes, on assiste à la chute des fruits. Les adultes sortent de leur cocon à la fin du mois d’avril et pondent alors sur les poiriers et les pommiers environnants, répandant comme une traînée de poudre des colonies de larves affamées. Laissées sur les feuilles et les fruits, elles pénètrent rapidement dans le fruit, généralement par le sommet, à proximité du pédoncule. Il est alors trop tard, le mal est fait !
La lutte contre l’insecte est variée. On peut installer des bandes pièges (carton ondulé) d’une vingtaine de cm de large sur les troncs des pommiers et des poiriers (à plus de 2 cm du sol). Ces bandes capturent les larves de carpocapses qui cherchent un abri pour se métamorphoser. Il faut installer des bandes dès le mois de juin et les maintenir sur place jusqu’à septembre pour ensuite les détruire, en les brûlant.
Là, encore, les pièges à phéromones sont très utiles. En attirant les carpocapses mâles sur des plaques engluées, ils permettent de réduire la pression de ce ravageur dans le verger.
Avant tout traitement chimique, il faut ramasser et détruire les fruits véreux. Vous pouvez également utiliser un produit insecticide spécifique portant la mention "Emploi autorisé dans les jardins".
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La mineuse du marronnier
En quelques années, la mineuse du marronnier “Cameraria ohridella” a rapidement progressé en France. En raison de la progression de cette minuscule teigne, des parties importantes de la population de marronniers d’Inde font actuellement l’objet d’une attaque grave.
Ces teignes sont de couleur brun or, longues de 0,5 cm environ et présentent de fines rayures blanches et noires sur les ailes ; des franges ornent la tête et le bord postérieur des ailes. Ce n’est pas la mineuse elle-même mais la larve qui est responsable des symptômes et des dégâts importants. Les larves sont
profondément segmentées, apodes et aplaties, d’une taille maximale de 3-4 mm. Il y a dans nos régions 3 générations de larves qui éclosent par an.
Les mines se présentent au début de l’attaque sous la forme de taches rousses à la surface de la feuille, puis s’allongent progressivement avec l’âge de la chenille. Selon l’intensité de l’invasion, les feuilles peuvent être entièrement recouvertes. L’ensemble du houppier prend alors une couleur brune et on observe la chute prématurée des feuilles dès le milieu de l’été.
La mineuse du marronnier n’est pas spécialement nuisible pour l’arbre, mais inesthétique, bien que, si l’arbre est envahi chaque année, il pourra ne plus avoir assez de réserves pour passer l’hiver et tout peut devenir critique.
Cela commence par l’apparition de tâches brunes, ocres ou jaunes sur les larges feuilles du marronnier. En quelques semaines, l’intégralité de la feuille devient comme marbrée. Ce qui rend cette atteinte spectaculaire et l’envahissement progressif de tout l’arbre, puis la généralisation à l’ensemble de la population des marronniers d’un secteur donnent l’impression d’un paysage d’automne.
Un arrosage régulier, en fonction des besoins.
Maintenir le sol frais en été surtout les premières années de culture. Le marronnier rouge craint autant le manque d’eau que l’excès.
En nutrition : en sol maigre, amender avec de l’humus doux (mulch, compost, terreau de feuilles) dès la plantation.
Actuellement, le moyen de lutte le plus facile à mettre en oeuvre reste l’élimination des feuilles tombées au sol. En les brûlant ou en les compostant à plus de 40°. Cette mesure, pour être efficace, doit être réalisée collectivement.
De manière biologique, il faut laisser agir les auxiliaires naturels (micro-hyménotères).
En lutte chimique, faites appel à un professionnel des espaces verts. Il n'existe pas de solution chimique pour les particuliers.
Les méthodes contre la mineuse du marronnier restent cependant limitées. Les phéromones utilisées par les femelles pour attirer les mâles ont été identifiées et synthétisées. Elles sont utilisables pour piéger les mâles et suivre la dynamique des populations, mais pas très efficace pour une lutte à grande échelle.
Des expérimentations sont en cours à l’Inra, pour mettre au point une méthode de lutte biologique.
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La processionnaire du pin
Ce nom de processionnaire du pin vient de la procession de nymphose accomplie par les chenilles et présente la particularité d’accomplir son développement larvaire en hiver contrairement à la plupart des insectes de nos latitudes dont les oeufs éclosent au printemps.
Cet insecte ravageur est redoutable. Les processions de chenilles débutent en mars-avril où les chenilles de cinquième stade larvaire descendent des arbres en procession.
Elles vont achever leur cycle biologique dans un cocon dans le sol à quelques centimètres de profondeur dans une zone meuble et suffisamment chaude. Les chrysalides resteront en diapause jusqu’à la sortie de la reprise de croissance des adultes qui se situe de fin juin à mi-août. Les chenilles deviennent urticantes dès le 3ème stade.
La chenille est très sensible aux conditions de température ou d’ensoleillement, le nid agissant comme un véritable radiateur solaire emmagasinant l’énergie. L’expansion de son aire de répartition est donc probablement liée au réchauffement climatique.
Les chenilles se nourrissent des aiguilles de pin, entraînant une défoliation partielle et une défoliation des rameaux et en cas d’infestation massive, un affaiblissement important des arbres ouvre la voie à d’autres ravageurs et parasites.
Sont surtout attaqués, le pin d’Alep, le pin noir d’Autriche, le pin laricio, le pin sylvestre. Le cèdre peut être parasité.
Les chenilles peuvent avoir un million de minuscules poils très urticants qui se libèrent dans l’air. Leurs longs poils se brisent facilement et sont transportés par les courants d’air. Le caractère urticant peut donner des démangeaisons au niveau du cou, des mains et des yeux, mais aussi des oedèmes, des troubles oculaires et respiratoires.
L’installation de pièges à phéromones sexuelles dans les zones d’expansion potentielles peut permettre de surveiller l’arrivée des adultes. Ils sont à positionner dès le moi de mai en bordure des forêts de pins noirs. Cela consiste à disposer une ceinture de glu autour du tronc afin de piéger les chenilles. Il est fortement recommander de se protéger avec des gants, combinaison, masque et lunettes. Ces pièges sont attractifs jusqu’à 1000 mètres pour capturer les papillons mâles sur une plaque engluée. En septembre, le traitement biologique consiste à traiter les jeunes chenilles avec du “bacillus thuringiensis”.
Du fait du caractère très urticants des poils de ces insectes, nous vous recommandons vivement de faire appel à un professionnel agréé des espaces verts si vous souhaitez employer la lutte chimique.
Le piégeage par phéromones sexuelles permet également d’effectuer dans certains cas, un piégeage de masse pour limiter les attaques et de positionner les traitements sur les stades sensibles aux produits utilisés.
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