L'acarien prédateur (Ordre des Arachnides)

a cucumeris
  • Prédateur des

Acariens, pucerons, thrips, cicadelles.

  • Calendrier d'action

Mai à octobre

  • Description

Il existe plusieurs espèces d’acariens. Ces derniers appartiennent à la classe des Arachnides (comme l’ordre des araignées). Ils s’en distinguent par leur couleur (souvent jaune) et par le fait qu’ils sont très mobiles, on a souvent l’impression qu’ils « galopent ». Leur taille est similaire à celle des acariens entomophages (les ravageurs de vos cultures) et il est difficile de les différencier ; cependant leur action est très différente. Ils chassent leurs « cousins », même s’ils sont moins voraces que les autres insectes prédateurs. Ils peuvent dévorer jusqu’à 40 acariens par jour.

Ils sont très actifs, à la recherche de leurs proies : ils n’hésiteront ainsi pas à se déplacer d’une plante à une autre pour assouvir leur appétit, au stade larvaire comme au stade adulte. La « chasse » opérée par ces arachnides est un peu particulière, car dès qu’ils se sont saisis d’une proie ils la vident littéralement de sa substance interne pour se nourrir.

Les acariens prédateurs sont très souvent utilisés dans les serres ou pour la protection des cultures, en tant qu’agent de protection biologique intégrée, et cela, depuis de nombreuses années.

Certaines espèces sont sensibles à la lumière et se réfugient sur la face inférieure des feuilles. Ils passent l’hiver sous forme adulte. Ils ont tendance à rester sur les plantes qui ont été attaquées par leurs proies favorites. Attention à ne pas les confondre avec des acariens plus nuisibles.

Ce qui distingue le stade larvaire de la forme adulte est que les larves ne disposent que de 3 paires de pattes. Au stade adulte, ils en ont 4, ce qui les classe parmi les arachnides comme les araignées, les scorpions, etc.

  • Plante hôte

Le verger (principalement les pommiers et les poiriers), le potager (sur de nombreuses plantations) et la vigne

  • Les faire venir et les garder

Nous vous conseillons d’installer un hôtel à insectes afin de leur permettre de s’installer pour l’hiver car ils hibernent en se cachant de la lumière. Ils vous remercieront en sortant dès que les températures se réchaufferont afin de dévorer voracement les ravageurs de vos arbres fruitiers. Par ailleurs, il leur faut également des abris qui leurs permettent de se protéger de la lumière.

Vous pouvez également les introduire dans votre jardin et pallier aux attaques d’acariens, de pucerons, de thrips, notamment. Ciblez bien votre action au niveau du « lâchage » de ces insectes, qui doivent être libérés sur les végétaux infestés, afin de cibler leur domaine d’intervention. Sachez également les reconnaître dans la nature pour ne pas les confondre avec leurs cousins nuisibles.

Crédit Photo: Société Néodis/Biotop

 

Les araignées (Classe des Arachnides)

araignee
  • Prédateur de :

Mouches, moustiques, pucerons, ailés, papillons ravageurs, cloportes, petits coléoptères, criquets

  • Calendrier d'action

Toute l’année. Cependant il existe plus de 1 000 espèces en France dont la longévité et le calendrier d’action varie d’une espèce à l’autre.

  • Description

Les araignées se nourrissent de différentes proies, auxquelles elles peuvent s’attaquer directement. Elles peuvent également attendre patiemment que ses proies soient capturées dans sa toile.

Leur taille et leur morphologie varie d’une espèce à l’autre, de même que leur couleur.

Elles ont 4 paires de pattes et deux crochets que l’on appelle mandibules qui leur servent à capturer leur proie en les mordant et en leur injectant un venin paralysant.

Les araignées produisent un fil de soie qui leur permet de tisser une toile, mais aussi de fabriquer des cocons dans lequel elles vont abriter leurs œufs pour l’hiver, ou qui leur serviront d’abri.

Elles sont principalement actives du printemps à l’automne. Ainsi va la vie, elles sont également un des maillons de la chaine alimentaire pour d’autres auxiliaires du jardin, tels que les oiseaux, les musaraignes, les grenouilles, crapauds, lézards et tritons, par exemple.

La plupart du temps, elles passent l’hiver sous le sol ou à l’abri sous un tas de feuilles.

Rassurez-vous, même si elles sont effrayantes, elles ne sont pas dangereuses. Certaines espèces, comme la « veuve noire », peuvent « mordre » à l’aide de leurs crochets mais si la morsure est douloureuse, elle n’est pas mortelle.

  • Plante cible

Dans les cultures recouvertes d’un paillis, sur les fleurs, ou dans les herbes et arbustes.

  • Les faire venir

On les trouve partout dans la nature, et parfois même dans les maisons. Certaines se cachent au pied des plantes quand il y a un paillage, et d’autres préfèrent les herbes hautes (principalement les araignées que l’on appelle « sauteuses »), et d’autres encore dans les tas de roches ou dans un vieux mur. Toutes sont actives le jour.

  • Les garder

Les araignées ne sont pas vendues dans le commerce car elles sont présentes en grand nombre dans vos jardins. Mais il existe des moyens de les « conserver » dans nos jardins, en leur installant des abris pour passer l’hiver ou tout simplement pour se cacher des prédateurs pendant la nuit. Installez un tas de pierre, de bois mort, et du paillis sur le sol.

Nous vous conseillons d’éviter de couper les arbres et les herbes hautes sur lesquels vous observez la présence de toile car vous risquez de supprimer leur habitat. Ne retirez pas leurs cocons installés dans les coins d’une porte ou d’un portail extérieur, ni même dans les abris de jardin, car ce sont pour elles le seul refuge de leur progéniture.

Crédit Photo: Cécile Rault

 

La chauve-souris (Chiroptera sp.)

  • Prédateur cible
Bombyx, sphinx, chenilles de nuisibles, diptères, lépidoptères, coléoptères.

  • Calendrier d'action
Toute l’année

  • Description
Ce mammifère ailé et nocturne consomme uniquement des insectes dont de nombreux papillons de nuit et des chenilles nuisibles pour les cultures. L'activité de chasse des chauves-souris suit généralement l'activité des insectes: elle est maximale durant les deux heures après le coucher du soleil (air chaud, humidité) puis diminue au cours de la nuit pour reprendre à nouveau avant le lever du soleil. Un seul petit est en général élevé par la femelle, mais leur longévité est en revanche très importante: 17 ans en moyenne selon les espèces. Elles se reproduisent pendant le printemps, quand les températures augmentent et n’ont en général qu’un petit par femelle.

Souvent doté d’une mauvaise réputation, due aux films d’horreur, ce n’est pas, en tout cas pour la chauve-souris la plus commune en France, « un suceur de sang ». Vous apprécierez de l’avoir dans vos jardins car elle s’attaque à de nombreuses espèces nuisibles. Victime d’idées reçues et d’une mauvaise image, elles furent longtemps chassées. Aujourd’hui ces petits mammifères sont protégés car leur nombre a conséquemment chuté.

Elles se dirigent grâce à l’écholocation, qui fonctionne comme un type de sonar. Elles émettent un son qui raisonne et qui leur permet de localiser une proie. Aveuglées, elles peuvent toujours se déplacer mais sourdes, elles sont en danger car ne peuvent plus se nourrir. Elles ont cependant une excellente vision nocturne mais ne chassent la nuit que pour cette raison : la lumière du jour les éblouit.

Leur particularité tient à ce qu’elles dorment environ 20 heures par jour, suspendues par leur griffe la tête en bas.

  • Les faire venir
Les chauves-souris adorent se cacher (surtout pour mettre bas), dans les greniers, sous un pont, dans un tunnel des égouts ou encore dans une grotte ou une cave souterraine, dans un trou de tronc d’arbre assez grand pour les accueillir. Bref, un endroit qui les préserve des températures trop froides.
Elles s’installent l’été dans les fissures des nos maisons, ou dans nos jardins (troncs d’arbre, sous les toits d’une cabane par exemple). Ne les délogez pas, elles resteront ainsi plus longtemps chez vous et chasseront bien volontiers les indésirables squatteurs de vos jardins.

  • Les garder
Les femelles organisent des nurseries le temps de mettre bas et d’élever les petits. Vous pouvez vous-même créer des nichoirs spéciaux pour que les chauves-souris puissent s’installer dans votre jardin l’hiver quand elles hibernent et au printemps quand elles s’occupent de leurs petits.
Ne les déranger surtout pas l’hiver, cela pourrait être fatal pour elle. En effet, en hibernation, elles diminuent leur température corporelle, et ne peuvent endurer qu’en sommeil des températures assez basses.
 

Le crapaud commun (Bufo bufo)

Alytes obstetricans 3
  • Prédateur de
Insectes, pucerons, limaces

  • Calendrier d'action
Avril à septembre

  • Description
Le crapaud commun, celui de nos jardins est reconnaissable par sa taille : il est assez gros (environ 9 cm de long pour les adultes) et ses pattes sont toutes petites, ce qui explique sa démarche pataude. Sa peau est recouverte de pustules qui sont des glandes qui sécrètent du liquide qui lui permet de rester hydrater et certaines contiennent même du poison, seul moyen de défense contre les prédateurs.

En cas d’attaque, il se gonfle et intimide les prédateurs en leur présentant ostensiblement ses glandes empoisonnées. Sa peau peut également sécréter des toxines qui peuvent rendre malade vos animaux de compagnie, s’ils s’approchent trop de cet amphibien. Si cela arrive à vos animaux, lavez-lui la gueule avec un peu d’eau pour enlever la toxine. Ce n’est pas très grave mais c’est parfois spectaculaire.
Sa longévité est également exceptionnelle car il peut vivre jusqu’à 40 ans ! Mais il est très difficile d’estimer leur âge… Sachez-le, les crapauds n’ont pas de rides !
Il se plait en particulier dans les milieux humides, mais on l’observe dans nos jardins en dehors de sa période d’hibernation (d’octobre à mars)
Cet amphibien n'est pas aquatique. Il mange divers insectes et des limaces, qu'il happe avec sa langue collante.

Curiosité : il existe un crapaud appelé le « crapaud accoucheur ». Son nom lui vient du fait qu’il porte les œufs fécondés jusqu’à leur éclosion. Autre particularité : sa pupille verticale. D’autre part, si vous ne l’avez jamais vu dans votre jardin, vous l’avez certainement déjà entendu : son chant (ce n’est pas un croissement comme la grenouille) est similaire à celui d’une flûte pendant la période d’accouplement, afin d’appeler la femelle, sorte de parade nuptiale.

  • Les faire venir
Le crapaud commun viendra de lui-même dans vos jardins. Il apprécie de se cacher derrière de grosses pierres quand il fait très chaud ou sous un tas de feuilles mortes. Il peut s’éloigner loin des points d’eau et parcourir de longues distances. Une autre différence à relever avec sa cousine la grenouille, le crapaud, en plus de bondir peut marcher (en se dandinant et très lentement).

  • Les garder
Les crapauds sont une espèce menacée et sont donc protégés dans tous les pays. Il est interdit en revanche de le déloger de son habitat spontané. En effet, ne ramenez pas cet animal si par hasard vous le rencontrez lors d’une balade en forêt.
La meilleure solution pour attirer et garder un crapaud dans son jardin est de creuser une mare dans celui-ci. En effet, le crapaud commun a besoin d’un milieu humide pour s’hydrater même si la plupart du temps, on peut constater qu’il reste sur le sol et non dans l’eau. Le bord d’une marre ou d’un point d’eau est également essentielle pour sa reproduction et la ponte des œufs. Privilégiez l’installation d’une mare dans votre jardin afin de favoriser son installation.

Crédit photo: Hélène de Bélem Martin
 

Les grenouilles (Rana sp.)

Grenouille verte
  • Prédateur de
Insectes, pucerons, larves

  • Calendrier d'action
Avril à septembre

  • Description
Il existe plusieurs variétés de grenouille : de la rainette verte que nous connaissons tous (qui est par ailleurs une espèce protégée et fréquente peu nos jardins) à la grenouille rousse que l’on peut rencontrer  en altitude. Elles préfèrent d’ordinaire les milieux humides comme les bois et les mares ou les étangs, lieux privilégiés pour la reproduction. Elles sont attirées par les jardins et en particuliers les potagers bien arrosés et par les jardins comportant une mare. Elles se reproduisent dès le mois de février. La grenouille rousse installera ses quartiers dans votre jardin, principalement si vous avez créé pour cette dernière un environnement très favorable.
La « saison des amours » débute en février. Vous pourrez aisément vous en rendre compte par vous-même, c’est une saison « bruyante », les croassements des grenouilles sont parfois assourdissants.
Les œufs fécondés sont pondus au bord d’un point d’eau (mare, étang). Les œufs se transforment alors en têtards (une larve aquatique pourvue d’une grosse tête et d’une queue) et le développement jusqu’au stade adulte passe par plusieurs stades : les pattes postérieures vont apparaître puis les pattes antérieures, puis grandir, toujours en milieu aquatique, la queue va rétrécir puis disparaître, le corps du têtard va grossir jusqu’à ce que de petites grenouilles (un centimètre) sortent de l’eau et prennent leur couleur définitive.

  • Les faire venir
Les grenouilles sont protégées et par conséquent il est interdit (pour la plupart) d’en faire commerce. Cependant, vous pourrez trouvez des espèces exotiques en vente libre, mais ces dernières sont assimilées aux « nouveaux animaux de compagnie » comme les serpents ou les lézards. Elles doivent être protégées des autres espèces animales et enfermées à dans un terrarium, l’intérieur de votre maison. Ne les libérez surtout pas dans votre jardin !
Ne cherchez pas à acheter des espèces communes sur le territoire français, vous n’en trouverez pas ou sachez que si l’on tente de vous en vendre, vous pouvez vous exposer à des poursuites judiciaires.
Les autres grenouilles vendues dans le commerce sont celles que vous trouverez dans les commerces de bouche (les fameuses cuisses de grenouilles).

  • Les garder
La meilleure solution pour attirer et garder une grenouille dans son jardin est de creuser une mare dans celui-ci. En effet, la grenouille a besoin d’un milieu humide pour s’hydrater et se reproduire, même si la plupart du temps, on peut constater qu’elle reste au sol. Véritable réservoir de nourriture pour la grenouille, elle s’installera aux abords et vous serez débarrassez d’un certain nombre de ravageurs et d’insectes indésirables. Installez une mare dans votre jardin si vous souhaitez favoriser son installation.

Crédit Photo: Hélène de Bélem Martin
 

Le hérisson (Erinaceus europaeus)

Herisson
  • Prédateur de
Limaces et escargots et insectes divers

  • Calendrier d'action
Toute l’année

  • Description
Petit animal aux dos truffé de piquant, il est indéniablement le meilleur ami des jardiniers. Leur dos est recouvert de ces piquants (entre 5 000 et 7 500) afin de se défendre contre leurs prédateurs. De même ils ont la capacité de se rouler en boule en cas d’attaque pour protéger la peau (tête et abdomen) qui n’a pas de piquants protecteurs.
Ce mammifère aux mœurs nocturnes fait partie des meilleurs auxiliaires du jardin. Rôdeur persévérant surtout la nuit, il est assez craintif et discret le jour. Il chasse grâce à son ouïe et son odorat et gratte la terre pour trouver sa nourriture. Il parcourt jusqu’à 2 km par nuit !
Prédateur opportuniste au régime diversifié, c'est le plus omnivore des mammifères insectivores, il consomme un très grand nombre d'insectes du sol.

On l’entend plus souvent qu’on ne le voit principalement la nuit, quand il se délecte d’escargots, admirateurs de nos potagers et véritables ravageurs. Il grogne également, gratte la terre, fouille les feuilles mortes et renifle car doté d’une mauvaise vue, il a cependant une ouïe excellente qui lui permet d’entendre la vie souterraine.

  • Les faire venir

Les hérissons viennent spontanément dans nos jardins, cela signifie qu’ils se sentent suffisamment en sécurité et qu’il y a de la nourriture en abondance pour eux. Il semble que depuis quelques temps, le hérisson soit un des nouveaux animaux de compagnie, mais il est préférable de les laisser libre plutôt qu’en cage et actif pour trouver leur propre nourriture. Ils sont plus utiles dans un jardin que dans une maison.
Attention à ne pas approcher une mère qui vient de mettre bas, elle pourrait se montrer agressive. De même que pour de nombreuses espèces animales (mammifères), il faut éviter de céder à la tentation, pour les plus petits jardiniers de s’approcher ou de toucher les petits hérissons. Ne lez touchez pas, la mère pourrait alors les abandonner…


  • Les garder
Ces petits mammifères voyagent d’un jardin à l’autre à la rechercher de leur nourriture. Nous vous déconseillons de les domestiquer, ils sont plus utiles à l’état sauvage. Cependant, vous pouvez leur aménager un abri afin qu’ils restent plus longtemps dans votre jardin : un tronc ou une souche creuse est parfaite pour les accueillir. Parfois même un tas de bois ou de feuilles mortes suffit à les satisfaire. Ne le nourrissez pas, et évitez absolument de leur donner du lait, nocif pour ce petit animal. Nous vous recommandons également de ne pas les laisser « piocher » dans la gamelle (dans le jardin) d’un de vos animaux de compagnie, car le hérisson risque de se gaver et de perdre en efficacité pour s’attaquer à ses proies favorites…
Pour votre information, sachez que l’espèce que nous trouvons le plus communément dans nos jardins est protégée par la Convention de Berne en Europe.

Crédit photo: Hélène de Bélem Martin
 

Le lézard des murailles (Podarcis muralis)

  • Prédateur de
Mouches, Chenilles, araignées, vers du sol et pucerons

  • Calendrier d'action
Printemps et été

  • Description
Le lézard des murailles est reconnaissable par sa taille (environ 20 cm pour le mâle et 18 pour la femelle). Il est actif principalement l’été, et dans les zones chaudes. Si le lézard des murailles craint la présence humaine, il est cependant plus « urbain » que de nombreuses autres espèces de lézard.
Petit reptile à sang froid, il profite du soleil pour réguler sa température corporelle. On le trouve principalement sur les roches, les murailles et sur les vieux murs ensoleillés.
La queue se « détache » quand ils sont attaqués par un prédateur : cela leur permet de s’échapper et de créer un leurre (la queue continue à s’agiter, c’est une réaction physiologique). Doté d’une grande capacité de régénération, la queue du lézard repousse, mais jamais à l’identique.

Ce sont des prédateurs qui se nourrissent d’araignées, de mouches, chenilles, limaces et d’insectes exposés au soleil. La chaleur dans les zones de ponte permet l’incubation naturelle des œufs. Après éclosion, les petits sont livrés à eux-mêmes.

  • Les faire venir
Les lézards sont protégés par la loi et ne peuvent donc pas être vendus. Il faut les attirer au jardin, mais ils sont présents très souvent sans que vous le sachiez, car ils sont discrets.
Il s’engouffre entre les murs où il cherche sa nourriture et affectionne également les tas de pierres, les carrières, où la femelle va pondre ses œufs.

  • Les garder
Pour les garder dans vos jardins, aménagez-lui des endroits où se cacher, ne comblez pas les failles entre les murs de vos portails ou laissez des tas de bois ou de pierre dans un coin du jardin.

Ne déracinez donc pas toujours les arbres morts et aménagez-leur un espace de vie pendant l’hiver, sans cela, il est fort probable qu’ils quittent votre jardin. Vous perdriez alors un allié précieux…

Un conseil également, n’installez pas votre « hôtel à insectes » trop près d’un lieu de vie du lézard, car il se peut qu’il se nourrisse d’autres auxiliaires ayant trouvé refuge dans cette petite installation. En effet, certains auxiliaires comme les araignées ou encore les vers de terre font partie de son régime alimentaire de base. Une coexistence pacifique peut s’opérer si vous éloigner distinctement les habitats de chacun.
 

Les musaraignes (carrelet et couronnée) - (Sorex araneus et sorex coronatus)

  • Prédateur de
Pucerons, limaces, araignées, escargots, vers, chenilles

  • Calendrier d'action
Toute l’année

  • Description
Ce mammifère insectivore se régale des vers, chenilles et limaces qu'il rencontre en fouillant le sol et le compost.
De petite taille, la musaraigne a principalement une activité nocturne, on la reconnait à son pelage gris-brun et à son museau pointu. Dotées d’un odorat développé, les musaraignes fouillent la terre ou le sol à la recherche de leur proie et son capable de détecter des acariens de très petites tailles. Elles mesurent entre 9 et 14 cm (pour celle que nous retrouvons communément en France). Elles sont perpétuellement en mouvement de prédation ou de défense, car leur rythme cardiaque est extrêmement élevé : elles se déplacent très rapidement et sont perpétuellement sur le qui-vive.
Elles ne vivent pas très longtemps du fait de leur rythme cardiaque très rapide (rarement au-delà de 2 ans pour les plus chanceuses). Le taux de mortalité juvénile des musaraignes est également élevé car elles sont la proie d’autres animaux, et oiseaux. Les portées comprennent de quatre à neufs petits, et sont nombreuses, d’où un renouvellement de la population constant.
On peut parfois les retrouver dans nos maisons, car elles supportent difficilement les températures froides. Mais elles craignent le contact avec l’homme et elles se cachent dans les mêmes endroits que les insectes, vous débarrassant ainsi de « squatteurs » hivernaux indésirables.
Elles n’hibernent pas mais ont développé une capacité particulière : elles alternent des périodes de repos prolongé (type hibernation) à des périodes d’activités intense en hiver pour chasser et se nourrir. Il est important de préciser qu’elles sont capables d’ingurgiter leur poids en une journée.

  • Les faire venir
L’habitat des musaraignes est sommaire : elles préfèrent se cacher dans les trous du jardin mais ne creusent pas de galeries. Elles s’installent régulièrement dans l’habitat d’autres animaux qui ont déserté votre jardin (ex : trous ou galeries de taupes). Comme nous l’avons expliqué ci-dessus, il arrive qu’elles se réfugient dans les maisons lors des périodes les plus froides mais préfèrent d’ordinaire rester dans les jardins.

  • Les garder
Les musaraignes ne resteront dans vos jardins que si la nourriture s’y trouvant est présente en assez grande quantité pour qu’elles s’y installent. Comme elles se terrent dans le sol, nous vous conseillons de ne pas retourner la terre trop souvent, vous risquez de la déloger.
Installez un tas de compost dans un coin de votre jardin, car elles adorent s’y réfugier : elles y trouvent toute la nourriture qu’elles recherchent : insectes en tous genre en charge de la décomposition de votre compost.
 

L’orvet (Anguis fragilis)

Orvet
  • Prédateur de
Mouches, chenilles, araignées, vers du sol et pucerons

  • Calendrier d’action
Toute l’année

  • Description
L’orvet est facilement reconnaissable : c’est un petit reptile très fin qui se cache dans les herbes hautes. De couleur gris-brun à jaune, il peut mesurer jusqu’à 50 cm de long. L’orvet n’aime pas s’exposer au soleil. C’est un reptile discret qui fuit le bruit et n’est pas agressif : il est lent, et n’attaque que ses proies. Il apprécie les zones humides et peut trouver refuge dans des tas en décomposition (comme un tas de compost à mêle la terre). Attention à ne pas l’effaroucher ni le couper en retournant votre compost, par exemple.

  • Le saviez-vous ?
La longévité d’un orvet est assez phénoménale, il peut vivre plusieurs dizaines d’années.
Tout comme le lézard des murailles, la queue de l’orvet est « cassable », moyen de défense afin de prendre la fuite mais cela occasionne un traumatisme pour l’animal. Malgré ses capacités régénératrices, même si sa queue repousse, sa taille sera moindre.
L’orvet appartient à la même famille que le lézard, cependant, il est dépourvu de pattes.
Vous ne le verrez que très rarement car c’est un animal nocturne.

Inoffensif pour les humains, il est malheureusement souvent confondu avec d’autres reptiles plus dangereux comme la vipère (dont l’aspect et la couleur diffèrent pourtant).

Ils se nourrissent principalement d’insectes au sol.

  • Les faire venir
L'orvet fait partie des espèces protégées sur l'ensemble du territoire métropolitain, selon l’arrêté du 17 avril 1981 (modifié par les arrêtés du 29 septembre 1981, du 20 décembre 1983, du 31 janvier 1984, du 27 juin 1985, du 11 avril 1991, du 2 novembre 1992, du 5 mars et du 16 juin 1999).
Il ne s’expose pas du tout au soleil comme les lézards, alors nous vous conseillons de lui aménager un coin dans votre jardin, de broussailles et d’herbes hautes pour qu’il puisse se cacher et se nourrir.

  • Les garder
Pour les garder dans vos jardins, il est important de leur aménager des espaces pour qu’ils puissent se cacher et trouver refuge contre d’éventuels prédateurs. Plantez en abondance des massifs de plantes sauvages et d’herbes folles, ne tondez pas la pelouse trop courte. Laissez un tas de bois ou de pierre pour qu’il reste toujours dans un milieu frais, et humide à l’abri du soleil et de la chaleur.

L’orvet est un reptile qui apprécie le calme, il est plus présent dans les zones rurales que dans les zones urbaines car il y trouve toute sa nourriture.

Crédit Photo: Société Scotts SAS
 

Triton et salamandre (Tritus vulgaris et Salamandre)

  • Prédateur de
Ces deux espèces sont des prédateurs nocturnes qui se nourrissent de mollusques (escargots ou limaces) et vers de terre.

  • Calendrier d’action
Toute l’année

  • Description
Ces deux amphibiens (famille de la grenouille et du crapaud) sont des animaux carnivores actifs principalement la nuit et préfèrent l’humidité. Ils aiment se cacher le jour dans des endroits humides ou à l’abri du soleil. Le triton mesure environ 15 cm et est brun avec la queue aplatie. Quant à la salamandre, elle a une queue cylindrique, et mesure environ 20 cm. Vous les trouverez (si vous êtes chanceux) sous un tas de bois ou de pierres, sous les paillis, voire même dans votre potager, car ils se nourrissent de mollusques et notamment des limaces qui attaquent vos salades.

Il ne faut pas prêter foi aux croyances populaires selon lesquelles la salamandre est insensible au feu. En revanche, il est avéré que les tritons, comme les salamandres ont la capacité de régénérer un membre coupé.

La salamandre comme le triton sont protégés, sous leur forme adulte, par une sécrétion qui recouvre leur peau. Cela leur permet d’échapper à leurs prédateurs mais évitez également de les attraper et de les toucher à main nues car cette même sécrétion provoque des irritations cutanées.
Tous les deux ont besoin d’un point d’eau lors de la période de reproduction à la fin de l’hiver. Une mare ou un étang accueillera les œufs de la femelle qui deviendront des têtards. A la différence du crapaud ou de la grenouille, les têtards du triton ou de la salamandre ont quatre pattes dès leur naissance. Il est important de souligner que les tritons, salamandres, crapauds et grenouilles sont protégés par la loi, et il est interdit de détruire ou de déplacer les pontes et les adultes. Leur habitat doit également être préservé afin de protéger leur population. Ce sont tous deux des amphibiens, mais ils ne restent pas dans l’eau, territoire où ils ne chassent que peu (le triton plus que la salamandre), en revanche, ce sont des animaux terrestres qui se déplacement et chassent la nuit.

  • Les faire venir
Ces deux espèces ont besoin d’un point d’eau dépourvu de poissons, une mare est un excellent endroit pour eux afin de se reproduire et de chasser. Les poissons sont des gourmets qui se délectent des têtards et parfois même de ces animaux adultes. Un bassin peut également parfaitement convenir à leur accueil.
Par ailleurs, ces animaux adorent se cacher le jour et ne sont principalement actifs que la nuit, nous vous conseillons d’organiser un espace dans votre jardin afin qu’ils puissent s’y nicher. De même en période hivernale, ces amphibiens se terrent dans un trou dans le jardin, évitez ainsi de trop remuer la terre et de les déranger. Ils risqueraient fort de quitter votre jardin.

  • Les garder
Un point d’eau est le meilleur moyen de garder ces animaux dans votre jardin.
 

Ver de terre (Lumbricina)

Lombric04
  • Calendrier d'action
Toute l’année, sans relâche

  • Description
Le ver de terre, communément appelé également le lombric est un décomposeur. Souvent, qualifié de « laboureur » des terrains, son intervention permet d’aérer et de recycler la terre en créant des galeries sous la terre. Par combinaison chimique, ils « traitent » la terre et l’enrichissent : c’est la formation des tortillons qui contribuent à l’enrichissement en micro-organismes du sol.

Ils sont également à la base du régime alimentaire d’autres auxiliaires.

Il existe plusieurs espèces de vers de terre : le ver du fumier (vit exclusivement dans le compost ou à la surface du sol), les vers épigés et les vers anéciques (lombrics qui vivent exclusivement sous la terre).

Ils sont principalement actifs la nuit, en même temps que leurs prédateurs, ce qui les rend vulnérables mais ils ont la capacité de produire entre 4 et 12 kg de tortillons par an et par mètre carré dans les jardins. On estime que toute la terre arable d’un jardin sera filtrée par le tube digestif des vers de terre en un demi-siècle.

La reproduction a lieu quand la température est au-dessus de 12-15°C. Ils se « terrent » l’hiver dans leurs galeries pour éviter le froid ambiant. Ils n’ont pas de genre sexuel, mais l’accouplement est obligatoire pour produire des œufs. Ces derniers sont protégés par un cocon, qui est enterré dans le sol. La naissance est rapide, environ 15 jours après la ponte.

La croyance selon laquelle couper un ver de terre ne lui nuira pas est tout à fait fausse. Ils possèdent comme les salamandres et les tritons une capacité à régénérer le membre qui a été coupé, mais jusqu’à un certain point seulement. En effet, si la partie coupée comprend les organes reproducteurs, le ver de terre ne survivra pas longtemps, car c’est précisément cette partie qui leur permet de se régénérer.

  • Les faire venir
Ils sont naturellement présents et incontournables dans les jardins. Vous pouvez favoriser leur installation en installant un tas de compost dans votre jardin. Les vers du fumier s’installeront alors bien volontiers et accélèreront la décomposition du compost en question. Ils vous rendront bien ce service car vous les nourrissez en quelque sorte.

  • Les garder
Les vers vivent dans la terre ou le compost comme nous l’avons vu précédemment, leur nom l’indique bien. Pour les garder dans le jardin, il est préférable de ne pas les déranger dans leur tâche, ainsi le labourage et le bêchage contribuent à diminuer leur population, détruisant les jeunes et les œufs.
Par ailleurs, ils contribuent à nourrir et amender le sol, aidez-le en apportant des matières organiques en surface et protégez-les en installant du paillage au pied de vos plantations.

Crédit photo: Frédéric Marque