Le Gui

Nos ancêtres surnommaient cette plante « celle qui guérit tout ». Les druides tranchaient le gui au solstice d’hiver, soit le 21 décembre, au moyen d’une faucille d’or qui symbolisait la lune. Le prêtre, vêtu d’une grande robe blanche, prononçait alors la phrase rituelle : « Ol Ghel an Heu » qui signifie « le blé germe ». On retrouve ici le symbolisme de la naissance du soleil et de la nature, figurés par le grain de blé. La signification de « O Ghel an Heu » se perd au Moyen Age mais donne naissance à la célèbre expression « Au gui l’an neuf » !

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Un parasite guérisseur

Il faut lever la tête pour apercevoir la plante dans certains fruitiers, mais aussi au faîte du peuplier, des aubépines, du sapin, du hêtre et bien sûr, du chêne. La propagation de cette plante est considérée comme un véritable fléau et due bien souvent aux grives et aux fauvettes à béret qui en sont friandes et qui, après digestion, répandent les graines d’arbres en arbres. C’est hémiparasite de la famille des Loranthacées produit sa chlorophylle et ses propres sucs. Dès que la température extérieure atteint 10°, la graine germe et se colle à l’arbre. La plante peut alors se développer grâce à son suçoir qui traverse l’écorce et atteint la sève dont elle se nourrit. Ses fruits sont ronds, blancs et visqueux, d’où son nom latin « Viscum album ». C’est en Europe une plante traditionnelle avec le houx, des fêtes de Noël et de fin d’année. On l’appelle aussi bois de Sainte Croix.

Cette plante aurait la particularité de tout guérir, entre autre l’épilepsie et l’hypertension. Elle agirait même sur le système immunitaire, les désordres nerveux, les maladies cardiaques, la digestion… Les fruits donnés par les touffes femelles sont de fausses baies globuleuses de 8 à 10 mm de diamètre, d’un blanc vitreux, charnues et visqueuses. La pulpe est constituée de viscine, substance collante qui contribue à la fixation des graines sur les branches des plantes-hôtes. Les fruits mûrissent entre août et décembre et ne germent qu’au printemps suivant.

La lutte contre le gui

Au point de fixation du gui, il se produit un affaiblissement mesurable de la partie située au-delà de ce point, partie qui finit à la longue par se dessécher. L’affaiblissement de l’arbre provoque d’autres attaques de parasites, champignons et insectes notamment. La lutte contre la prolifération du gui n’est pas facile. La plus connue est la méthode mécanique qui consiste à enlever les touffes de gui, mais n’est pas suffisante tant que ne sont pas extirpés les cordons corticaux qui peuvent émettre des bourgeons adventifs capables de créer de nouvelles touffes. Il faut tailler les branches assez largement avant le point de fixation, mais pas toujours aisé si le gui est implanté sur une branche maîtresse, voire sur le tronc. Aucun produit chimique n’existe actuellement pour contrôler le gui sans nuire à la plante hôte. La destruction chimique, notamment par l’injection dans le tronc de l’hôte d’herbicides systémiques, qui sont véhiculés par la sève, fait l’objet de recherche en vue de trouver des substances spécifiques. La prévention, par la sélection de cultivars naturellement résistants, est une voie de recherche prometteuse. En France, le gui figure sur la liste des organismes nuisibles dont la destruction peut être rendue obligatoire par arrêté préfectoral. Pourtant, nous n’oublierons pas d’accrocher cette boule végétale « porte-bonheur » pour le Nouvel An et à minuit tapant de s’embrasser sous le gui.

 

Le Châtaignier

L'arbre à pain

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« Le châtaignier (Castanea sativa), mérite simplement notre reconnaissance, si ce n’est notre vénération : en effet, comme son surnom l’indique, il a aidé pendant longtemps nos ancêtres à subsister dans une nature parfois hostile. Partageant par ailleurs la dénomination d’arbre d’or avec le mûrier, objet éphémère de revenus séricicoles pour la population du midi, cet arbre a été tout le temps une source de nourriture de première importance pour les habitants collinéennes que sont les Cévennes et notamment les Cévennes méridionales des hauts cantons de l’Hérault ».

Quel bel hommage que celui-ci, rendu par Jean Parado, un chercheur scientifique, à ses ancêtres charpentiers, compagnons du Tour de France. En effet, les menuisiers, ou les ébénistes se servent du bois de châtaignier pour la finesse de son grain et la beauté de ses veines ; malheureusement devant la pénurie et le prix élevé de ce bois, les placages priment maintenant le bois massif. Originaire d’Asie Mineure, d’Arménie selon les uns, de Turquie selon d’autres, ou même présent sur notre territoire depuis l’ère tertiaire pour d’autres encore des pollens de châtaigniers ont en effet été trouvés en grande concentration dans les marnes tertiaires de Celleneuve, près de Montpellier). Historiquement, l’arbre serait arrivé chez nous via la Grèce et l’Italie dès le premier siècle après J.C. Il y prospère alors en choisissant ses terrains de prédilection en fonction de leur acidité (pH 4,8-5,5), de leur exposition, de leur altitude, mais surtout en fonction du climat : la température ambiante doit être chaude pour que la pollinisation se fasse dans d’excellentes conditions. Aussi, très sensibles aux grands froids. Il faut rappeler que les châtaigniers furent anéantis pendant les rudes hivers de 1685 dans les Cévennes ou 1709 en Limousin ou durement éprouvées en 1956. Malgré tout, les exigences du châtaignier sont assez souples et il s’accommode, dans certaines limites, des conditions écologiques ou pédologiques de l’endroit ou il a pris pied. Outre sa solidité et sa longévité, le châtaignier aurait l’avantage de chasser les araignées et autres insectes. La castanéiculture, déjà affaiblie par les ravages du gel des hivers peut entraîner des maladies comme le chancre de l’écorce « Endothia parasitica » et l’encre « Phytophtora cinnamomi Rands » (Voir ci-dessous : maladies du tronc et des branches). Des hybrides interspécifiques résistant aux attaques des maladies cryptogamiques apparaissent depuis quelque temps sur le marché : ils proviennent de croisements naturels entre « Castanea sativa et « Castenea crenata » (châtaignier japonais) ou « Castenea mollissima » (châtaignier chinois). L’INRA a mis au point d’autres hybrides remarquables, tels que le M 15. Débarrassée de sa bogue piquante, la châtaigne, sorte d’akène, se présente avec son enveloppe brune et brillante qui la protège du dessèchement : c’est le péricarpe, nommé également écorce ou première peau. La seconde peau est le « tan » (nom donné à cause des tanins qu’elle contient) ou encore « petite peau » : elle cache la partie nourricière du fruit, l’amande, de couleur éburnéenne tirant plus ou moins sur le jaune.

 

MALADIES DU CHATAIGNIER

Le chancre de l’écorce

Tenu pour responsable, un champignon du nom de « Endothia parasitica » qui est disséminé par les insectes, le vent ou les pluies. Le feuillage du châtaignier rougit puis se dessèche. Apparition de petites fentes sur l’écorce ainsi que des boursouflures. Lentement, l’arbre se meurt lorsque le chancre a ceinturé le tronc. Dès l’apparition de la maladie, il faut cureter les tissus pour retrouver du bois sain. Badigeonner un mastic arboricole anti chancre. Supprimer les branches atteintes et les brûler.

Maladie de l'encre

Responsables, trois champignons qui sévissent sur ce type d’arbre : « le Phytophtora cambivora, P. Cinnamomi, P.cactorum ». La partie supérieure de l’arbre est complètement dégarnie, le feuillage se flétrit, les branches meurent. Un liquide noir s’écoule à la base du tronc. On interviendra dès les premiers signes de la maladie ou à titre préventif en arrosant une à deux fois à la fin de l’hiver avec un produit à base de « Phoséthyl aluminium »

Le bombyx disparate

Responsables, des chenilles d’un papillon du nom de « Lymantria dispar » qui peut engendrer plus de 200 œufs sur les rameaux qui naîtront au printemps. Les chenilles présentes sur les feuilles mesurent plus de 5 cm de longueur, un corps gris violet et une tête brune. Les dégâts sur les feuillages est souvent important. On interviendra dès le début du printemps en pulvérisant un insecticide à base de « Phosélone D’autres ravageurs peuvent intervenir sur les châtaigniers. Nous citerons : la tordeuse du châtaignier, les balanins des châtaignes, le carcocapse…

 

Le Chrysanthème

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Avant que le jardin ne s’endorme pour l’hiver, l’automne n’est pas une fin de saison mais bien une troisième saison. Octobre et novembre peuvent faire partie d’une très belle saison horticole où il est possible d’intégrer des végétaux qui tolèrent le froid dans nos environnements paysagers.
Pour Confucius, le chrysanthème est la gloire de l’automne.
En grec, chrysanthème signifie « fleur d’or ». L’espèce sauvage ne porte que des fleurs jaune vif.
Le chrysanthème est originaire de Corée. Il a été importé au Japon où il est devenu une fleur culte, sans doute une des préférées des Japonais. On l’appelle, «la fleur d’automne ».Pour les Japonais, la fleur est symbole du plaisir et du bonheur.
En Occident, le chrysanthème a fait son apparition en 1789 grâce à un marchand Marseillais. On l’associe bien souvent au culte des morts, sans doute parce que sa floraison a lieu en période de Toussaint. Il résiste très bien au froid et ne réclame que peu de soins. .
Dans son pays d’origine, cette plante qui appartient à la famille des composées, est chargée de nombreux symboles. Il s’agit d’une plante sacrée , symbole du plaisir et de l’immortalité. Etre décoré de l’ordre du chrysanthème est aussi une récompense suprême. Un dicton asiatique dit également : « si tu veux être heureux toute une vie, cultive des chrysanthèmes. »
Le chrysanthème a évolué, donnant naissance à de nombreuses variétés qui ne servent pas uniquement à fleurir les cimetières. La plante est devenue au fil du temps la fleur de l’automne et parfois de l’hiver, puisque certaines variétés très rustiques, fleurissent jusqu’aux premières gelées Il n’est pas rare de voir les espaces verts de nos villes, se parer d’une multitude de formes et de couleurs Forme de pâquerettes, en pompons, araignées, cascades multicolores, le chrysanthème qui aime les jours courts, est la seule plante capable de donner es fleurs en cette triste saison. C’est ce qui permet à ceux qui veulent honorer leurs défunts, de transformer les cimetières en véritables floralies et aux jardiniers d’ajouter quelques dernières touches de couleurs dans ses massifs.
Dans le langage des fleurs, le chrysanthème est souvent le signe de l’amour en déclin, mais également « Je vous aime ». Si les fleurs sont mauves, cela permet d’indiquer avec élégance un désir de rompre. Si les fleurs sont jaunes ou blanches, elles indiquent l’espoir d’un nouveau départ. Dans le cadre de la Toussaint, le jaune symbolise la vie et le mauve, la mort.

Caractéristiques
Fleurs de petites tailles proches des marguerites contrairement au chrysanthème des fleuristes, Les coloris sont variés et restent naturels dans les plates bandes ou en pots. De hauteur moyenne selon les variétés (50 à 80 cm) et résistant jusqu’à – 5°, il fleurir d’octobre aux gelées. Ne le boudez pas, c’est une fleur indispensable pour une floraison de fin de saison !


La culture
Planter sur terre meule, riche à fond drainant : mettre une couche de sable grossier avant le substrat pour écouler l’eau en excès et pour éviter les attaques d’oidium et botrytis (pourriture grise), sensible aux aleurodes et araignées rouges.
L’arrosage doit être régulier en période de croissance, réduire quand les grands froids arrivent. Les engrais sont inutiles..
On choisira le chrysanthème pour des plates bandes, des massifs, en bacs et pots, en fleur coupée (longue tenue en vase).
La multiplication se fera par division de la souche au printemps ou par bouture de jeunes pousses dès le démarrage de croissance au printemps (floraison la même année en fin de saison).

Maladies et ravageurs
L’oidium – les tiges et les feuilles sont couvertes de blanc. Le responsable en est un cryptogame ectophyte.. Pulvériser les fleurs avec du soufre liquide.

Rouille blanche : de petites pustules apparaissent sous la face intérieure des feuilles, qui se déforment puis dépérissent. Le responsable est un champignon du nom de « Puccinia horiana ». Dès son apparition, il est urgent de traiter régulièrement avec un fongicide à base de Myclotutanil ou du Mancozèbe.

Araignées jaunes ou Tétranyque tisserand – le feuillage devient jaunâtre et prend ensuite une couleur cuivrée. De minuscules toiles sont dispersées sur les feuilles. S’ensuit un dessèchement des parties attaquées. Elle sévit en climat chaud et sec. Pulvériser un acaricide à base de dicofol.

Les pucerons

– la fleur perd de sa vigueur, les feuilles se rabougrissent, les fleurs avortent. Qu’ils soient blancs, noir, rouge…les pucerons ont une prédilection pour les jeunes feuillages. Pulvériser avec un insecticide autorisé pour cet usage

 

L'anémone du Japon

La fleur d'automne

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Les anémones étaient connues depuis toujours et cultivées en Occident. Cependant, l’intérêt pour ces fleurs augmenta sensiblement avec l’introduction depuis Constantinople d’une variété à fleur complexe, double ou aux pétales plus nombreux encore. Les couleurs – le blanc, le rouge, le vert et le bleu avec toutes nuances inimaginables – étaient souvent combinées ensemble dans la corolle de la même fleur.
Les dates d’introduction sont incertaines, mais Charles de Lescluse, au temps où il était directeur du jardin botanique de Leyde, mentionne dans un ouvrage édité en 1601, une anémone rouge à fleur double connue sous le nom d’ « Anemone hortensis tenuifolia pleno flore », qui se trouvait déjà dans les jardins de Flandre et de Vienne, mais qu’il avait reçue directement de Constantinople.
La passion pour les plantes a continué à s’affirmer, parallèlement à l’intérêt pour les plantes à bulbes qui a touché l’Europe du XVIIe siècle.
Après les variétés venues d’Anatolie, on a vu se créer de nombreux hybrides dans les jardins italiens – pour la création desquels les Génois ont une part considérable -, mais aussi dans les jardins français et hollandais. Ce moment de gloire ne dura qu’un siècle, avant de connaître un déclin progressif jusqu’à nos jours.


Une plante vivace

L’anémone du Japon que l’on trouve dans le commerce est très souvent un hybride obtenu à partir de l’espèce « Anemone hupehensis » originaire de Chine, elle appartient à la famille des renonculacées.
Cette plante vivace forme une touffe aux feuilles décoratives. De taille importante, elle est composée de 3 folioles découpées et dentées, portée par un long pétiole fixé à une tige robuste qui peut dépasser 1 mètre.
La floraison débute en fin d’été pour se poursuivre jusqu’aux gelées, elle apporte une touche gracieuse de coloris délicats qui vont du blanc au rose pourpré suivant les variétés. Le nombre de pétales varie aussi car les fleurs peuvent être simples, doubles ou semi-doubles. Le gros pistil vert est entouré d’une couronne d’étamines dorées.
Cette plante est précieuse pour qui veut des fleurs sans-souci, elle est bien rustique et robuste. Il faudra l’installer dans un sol bien drainé et riche qui ne manquera pas d’humidité, en situation ensoleillée ou a mi-ombre. Néanmoins, elle supporte bien la sécheresse.
Au bout d’un certain temps d’adaptation elle se mettra à fleurir abondamment et à produire de nouveaux pieds aux alentours parfois encombrants. Cette tendance à l’envahissement peut être exploitée pour multiplier la plante en prélevant ces pieds surnuméraires, sinon pensez aux voisins. On utilise l’anémone en massifs ou pour les bouquets.
Comme toutes renonculacées, l’anémone du Japon est toxique, son ingestion peut provoquer des troubles digestifs très douloureux, des troubles cardiaques ou respiratoires…
 

Principales maladies et ravageurs

Le mildiou : un champignon spécifique à cette plante peut très rapidement ravager tout un massif d’anémones. Il est reconnaissable par des taches sur la face supérieure des feuilles et par un duvet blanchâtre sous sa face inférieure. Pulvériser assez souvent un fongicide à base de mancozèbe.
La rouille : des petits points oranges apparaissent à la face supérieure des feuilles. S’ensuit un jaunissement de celles-ci et le desséchement du feuillage. Dès l’apparition des taches, traiter avec un fongicide à base de myclobutanil.
Les nématodes : sur les racines, des galles blanches apparaissent entraînant une pourriture des tiges. Ces nématodes peuvent provoquer le dépérissement de la plante, voire même sa détérioration. Aucun traitement chimique n’est autorisé en jardin. Il est toutefois recommandé de changer les végétaux de place.
Les pucerons verts : d’environ 2mm de long, ceux-ci déforment les feuilles en les cloquant. C’est le même puceron que celui rencontré sur le pêcher. Il faut, en cas de fortes attaques, pulvériser 1 à 2 fois à quelques jours d’intervalle avec un insecticide systémique tel le pyrimicarbe.

 

le Buddléia...

La fête des papillons !

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Buisson souple, échevelé, à la végétation vigoureuse, le buddléia porte au cœur de l’été de longues grappes colorées qui attirent irrésistiblement les papillons.
Un arbuste de culture très facile, qui trouve sa place dans tous les jardins.
 
Très beaux arbustes, parfois sarmenteux, les buddléias se déclinent en 100 espèces, plantes de la famille des Buddléiacées, dont la plupart sont réservées aux climats chauds. Chez la plupart des espèces, les feuilles sont opposées, entières, avec des nervures bien apparentes. Le buddléia du père David (Buddleja davidii), plus connu sous le charmant nom d’arbre aux papillons forme un buisson généreux, très touffu aux longues branches florifères.

 

On aime particulièrement
  • Ses grappes parfumées qui attirent les papillons.
  • Un écran de végétation à l'aspect très naturel.
  • Un arbuste tout terrain.
  • Une croissance rapide et généreuse.
  • Blanc, bleu, rose, rouge, violet, une large palette de coloris.
     
Idées Jardin
  • En arrière plan naturel des grands massifs d'arbustes.
  • Haie vive et gourmande avec noisetier pourpre et lilas.
  • Jardin de graminées avec Sedum, Miscanthus et Pennnisetum.
  • Jardin bleu avec Cotinus, houx bleutés et Callicarpa
Idées Maison
 
  • Bouquets champêtres avec des gypsophiles.
  • Bouquet sophistiqué avec lis jaunes et agapanthes.
Ils apprécient
  • Tout type de sol.
  • Le plein soleil.
  • Une taille annuelle entre novembre et mars.
Les plantes amies
  • Lilas,
  • Hibiscus syriacus,
  • Desmodium,
  • Hydrangea paniculata 'Tardiva'.
 

L’Hortensia

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La Bretagne a toujours fait rêver les jardiniers. Le paysage y est pour beaucoup avec ses côtes découpées, sa mer émeraude, mais ce qui titille encore plus l’amateur de plante, ce sont les buissons d’hortensias d’un bleu incroyable qui poussent partout.
Breton l’hortensia ? Pas vraiment ! La première plante introduite en Europe était une espèce américaine arrivée en Angleterre en 1736 suivie d’une autre espèce provenant aussi du Nouveau Monde. Toutes ces espèces ont désormais disparu des jardins. Ne nous reste plus que la plante du nom d’ "Hydrangea hortensia " ou d’ "Hydrangea macrophylla "
L’hortensia est un très bel arbuste au large feuillage. Dès l’automne, les fleurs prennent des couleurs pastels. De juin à septembre, la floraison est très abondante. Dans les jardins, les arbustes d’hortensias sont très décoratifs. Ils se plaisent en massifs sous de grands arbres feuillus et constituent de jolies haies dans les régions maritimes. Et si les fleurs aiment boire au soleil, elles n’aiment pas les climats méditerranéens.
Les hortensias ne nécessitent pas de grands soins si ce n’est des arrosages réguliers et abondants en été. En effet, en cas de grosses chaleurs, les fleurs peuvent faner en quelques heures. Mais un bon arrosage leur redonnera vigueur et santé.

La plantation
Cette fleur pousse très bien en pot. On lui choisira un récipient d’au moins 30 cm de profondeur et de largeur. On lui apportera un mélange de terre, de jardin, du sable, du terreau et la terre de bruyère par quart. Un bon drainage au fond du pot pour évacuer l’eau d’arrosage en excès.
Il est conseillé de leur donner un engrais spécial au départ de la végétation (spécial terre de bruyère). Un paillis permanent de fumier décomposé ou de compost ménager seront très appréciés.
Pour une floraison en été, la plantation s’effectue de novembre à avril. La distance de plantation doit être d’environ 1,50 à 2 m dans les massifs. Le sol doit avoir un pH de 6 à 6,5 pour donner de bons résultats (pH5 pour les fleurs bleues).
Dès la fin de la floraison, il est conseillé de les tailler.

Maladies et ravageurs
Une décoloration du feuillage est généralement signe d’une chlorose, dont souffrent souvent ces fleurs. Une carence liée à une très grande teneur en calcaire dans le sol. On évitera l’eau du robinet pour préférer de l’eau déminéralisée ou adoucie. Arroser les plantes carencées avec une solution à base de chélate de fer . Elles reverdiront.
Les taches foliaires annoncent un dessèchement des feuilles avant leur chute. Responsables, la présence de nombreux champignons.
En début d’attaque, pulvériser un fongicide à base de mancozèbe.
Les cochenilles pulvinaires sont friandes des rameaux d’hortensias. Elles se nichent sous les feuilles sous forme de petits boucliers en les recouvrant d’une matière blanche cotonneuse, suivie d’une poudre noirâtre, appelée fumagine.
Plusieurs pulvérisations à plusieurs jours d’intervalle sont nécessaires en mouillant bien le dessous des feuilles. On aura recours à une huile minérale de jardinerie. Attention, le mélange avec du malathion est désormais interdit.

 

Le Laurier-Rose

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Le laurier-rose à la prolifique floraison, qui a été considéré par beaucoup d’auteurs comme indigène et très typique en région méditerranéenne est très certainement d’origine asiatique. C’est un petit arbuste érigé en feuilles étroites et lancéolées qui peut atteindre six mètres de haut en milieu naturel mais rarement plus de 1,5 à 2 mètres comme plante d’intérieur. Il porte des fleurs colorées et parfumées groupées au sommet des tiges. Il fleurit du printemps à la fin de l’été. La couleur typique de la fleur est rose mais il existe de nombreux cultivars aux fleurs simples ou doubles, roses, rouges, pourpres, jaunes, saumon ou blanches.

Conditions de croissance – Arrosage - Fertilisation
Le laurier-rose requiert beaucoup de lumière et même le plein soleil en toute saison. La culture de cet arbuste est relativement difficile car, pour refleurir, la plante a besoin d’une période de repos au froid et d’une bonne taille après sa floraison.
En été, si la plante est placée en extérieur, elle doit être arrosée régulièrement car le substrat sèche très rapidement. Si elle est à l’intérieur, il faut l’arroser avec de l’eau à température ambiante de façon à bien humidifier le terreau. Laisser sécher le substrat légèrement entre les arrosages. En hiver, il ne faut jamais laisser les racines se dessécher. La plante doit être fertilisée régulièrement pendant la période de croissance active, soit d’avril à septembre, surtout si elle est cultivée à l’extérieur. Utiliser toutes les deux semaines, un engrais équilibré pour plantes d’intérieur ou un engrais tous usage comme le 20-20-20, à demi-dose.
Cesser la fertilisation en hiver.

Tailles et entretien
Tailler la plante immédiatement après la floraison, avant de la rentrer à l’intérieur pour l’automne. Rabattre les tiges de moitié pour conserver un port compact et pour obtenir une floraison plus abondante l’année suivante. Il faut être prudent en manipulant un laurier-rose, car toutes les parties de cette plante sont toxiques. Il est recommandé de porter des gants au moment de la taille et de se laver les mains après tout contact.

Rempotage
Seuls les jeunes plants ont besoin d’être rempotés chaque printemps dans un pot légèrement plus grand. Lorsque les plants ont atteint 1,5 mètres ou plus, rempoter tous les deux ou trois ans en utilisant le même pot et en taillant les racines périphériques à chaque rempotage. Utiliser un substrat qui se draine bien composé, par exemple, de terreau pour plantes d’intérieur et de terreau à base de tourbe de sphaigne et de perlite.

Maladies et ravageurs
Les chancres se distinguent par des taches arrondies sur les feuilles laissant apparaître un mucus rose pâle. Les insectes en sont souvent les responsables.
Il faut supprimer tout ce qui est atteint, cureter le mal jusqu’aux tissus sains et enduire les plaies d’un baume cicatrisant. Puis, pulvériser un fongicide à base de mancozèbe.
Les cochenilles blanches ou rouges : les premières apparaissent sous la forme d’un petit duvet blanc, poisseux, les secondes ont des petits boucliers bruns sur la branche, entourés de cocon blanc.
Il est important d’effectuer deux pulvérisations à 30 mn d’intervalle à l’aide d’huile de paraffine et de recommencer l’opération 4 jours plus tard.
Les pucerons : le puceron vert est un ravageur redoutable sur le laurier-rose. La fumagine qu’il libère après avoir sucé la plante, fait noircir les feuilles en contrariant la photosynthèse.
Il est recommandé d’effectuer jusqu’à trois pulvérisations à une semaine d’intervalle un insecticide spécifique..
Les acariens : Les feuilles prennent une couleur terne et grisâtre avant de dessécher. On peut se trouver en présence de minuscules toiles. Dès la découverte de l’infestation, pulvériser un acaricide de type dicofol sur les parties aériennes en mouillant bien la végétation. Renouveler 2 semaines plus tard. L’humidité contrariant la multiplication des acariens, il faut arroser très régulièrement, aussi bien le sol que le feuillage.

A NOTER : En ce qui concerne toutes les maladies et ravageurs que l’on peut rencontrer dans son jardin, nous vous conseillons de vous reporter sur le site de l’UPJ : Brochure diagnostics et conseils de la Clinique des Plantes.

www.upj.fr

 

Le Fuchsia

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Le premier fuchsia connu en Occident fut celui que trouva le missionnaire et botaniste français Charles Plumier (1646-1756) à Saint-Domingue. Il nomma la plante « Fuchsia triphylla flore coccinea ». Ce nom en mémoire de Leonhart Fuchs, le médecin et botaniste allemand qui a décrit et représenté les plantes médicinales dans son « De historia stirpium ».
Quelques années plus tard, un autre missionnaire français, le RP. Feuillée a décrit la même plante dans son « Histoire des Plantes du Chili ». A partir de là, on a perdu les traces de la plante, jusqu’à sa redécouverte fortuite par un pépiniériste de New York, parmi quelques plantes nées de graines venues de Saint- Domingue. Il s’agissait pourtant d’une fleur qui ne présentait guère d’intérêt pour la culture.
Pourtant, ces fleurs ont retenu l’attention de tous si l’on en croit l’introduction incessante de nouvelles espèces et la production de nombreux hybrides.


CONSEILS D’EXPERT :


Jean-Pierre Tourly – Horticulteur à Bourges.
Spécialiste en Fuchsias et Pélargoniums.
Nous l’avons rencontré à Angers au Salon du Végétal.

Avant la plantation
- Prévoir des contenants adaptés (neufs ou désinfectés) ;
- Ne pas se servir du vieux terreau qui peut contenir différents parasites ;
- Acheter un terreau de très bonne qualité.

Plantation
- Arroser les godets avant la mise en place ;
- Le premier arrosage suivant la plantation doit être abondant.

Arrosage
- Veiller à adapter l’arrosage aux conditions climatiques : le terreau doit être humide, sans excès, afin de ne pas provoquer l’asphyxie des racines et le jaunissement du feuillage. Imprégner toute la motte et laisser la terre se ressuyer entre deux arrosages.
NB : un contenant en plastique nécessite un arrosage moins copieux durant la saison.

Fertilisation
Pour une floraison optimale et continue, il faut s’assurer une fertilisation régulière, qui commence un mois après le rempotage et qu’il faut poursuivre jusqu’à fin septembre. Pour cela, utiliser :`
- Soit un engrais liquide pour Plantes Fleuries en respectant les conseils d’utilisation du fabricant ;
- Soit à la plantation, ajouter au terreau (en respectant les conseils d’utilisation du fabricant) un engrais à diffusion programmée qui nourrira la plante pendant toute la saison.

Hivernage
Pour conserver les fuchsias en pots d’année en année, l’idéal est de disposer d’une serre ou d’une véranda. A défaut, choisir une pièce très lumineuse et fraîche (entre 2 et 10°). Penser à rentrer les plantes avant les gelées, rabattre un tiers de leur végétation, arroser très peu durant l’hiver et cesser toute fertilisation.
Au printemps,rempoter dans des contenants légèrement plus grands et reprendre le cycle ci-dessus.
NB : les fuchsias peuvent rester en pleine terre si l’on prévoit un paillage efficace.

Soins
Les fuchsias sont peu sensibles aux différents parasites. En cas de besoin, il ne faut pas hésiter à demander au producteur local qui saura conseiller selon les produits dont il dispose. (Penser à apporter des échantillons révélant la nature du problème !).

Tous ces conseils sont également valables pour les pélargoniums.